Enfant difficile : les comportements qui alertent

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Enfant difficile : les comportements qui alertent

On entend beaucoup parler de l’enfant difficile, de l’enfant terrible. Enfant-roi, enfant-tyran, TOP ? Et si nous faisions un tri dans ces appellations ? Quels sont les comportements qui alertent et qui poussent les familles à consulter ?

Cet article est un épisode d'une série de plusieurs articles à propos des enfants difficiles : leurs comportements, les troubles associés, leur famille, les interactions, comment agir en tant que parent en fonction de chaque profil, comment canaliser son énergie et lui apporter plus de calme. 

Ceci représente un point de vue, au regard de mon expérience en cabinet et de recherches documentaires. Je ne prétends pas vous offrir la vérité absolue, mais un angle de vue si vous êtes parent et vivez cette situation. 

Certains d'entre vous se sentent maltraités par leurs enfants. Malgré tout et autant que faire se peut, restez convaincus que les enfants ne sont pas des tyrans. Vous trouverez des clefs dans cette série d'articles pour reprendre le lead sur votre famille, et apporter plus de calme et de coopération à votre enfant. 

Pourquoi je vous parle des enfants difficiles ?

« En 2 ans, je suis devenue la Docteur House des enfants au comportement difficile pour les parents, les éducateurs »

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Au début de mon activité

Au début de mon activité de thérapeute pour les enfants en 2018, j’accompagnais les enfants diagnostiqués, présentant une atypicité du neurodéveloppement. Ils m’étaient donc envoyés par des psychologues ou des médecins. Majoritairement j’accompagnais les enfants TDA/H (Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité) avec un Trouble de l’Opposition avec Provocation (facilement considérés comme des enfants difficiles !). J’accompagnais aussi les enfants à haut potentiel et les enfants présentant des troubles anxieux (pouvant également présenter des comportements jugés difficiles).

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Ils retrouvaient calme, concentration, savaient faire un time out quand ils en ressentaient le besoin, retrouvaient confiance en soi et avaient plus de facilité pour se faire de bons copains.
D’où le nom de mon site : Zèbre Zen !
Les mois passant, de plus en plus de familles sont arrivées sans diagnostics ni bilans. Souvent envoyés de la part d’équipes pédagogiques des écoles dont le personnel n’arrivait plus à gérer les comportements difficiles des enfants, ou par des connaissances dont les enfants avaient retrouvé calme et coopération.

« Vu de l’extérieur, le comportement perturbateur, opposant, vindicatif, était le même que celui des enfants que j’accompagnais et pour lesquels j’avais de bons résultats. »

Que faire pour ces familles qui cherchent des solutions ?

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Cependant, un comportement difficile n’est pas le même d’un enfant à un autre : il dépend aussi de la perception de celui qui le vit (personnel de l’éducation, parents, proches, …), il dépend de la famille (de ses interactions avec l’enfant, de l’histoire générationnelle), et il dépend aussi de possibles troubles ou atypicités propres à l’enfant.

Alors… pas bilan, pas de diagnostic, juste des gens qui n’en peuvent plus et qui doivent attendre des mois avant de pouvoir faire un bilan. Pressés comme des citrons et souvent culpabilisés par l’école et l’entourage.

J’ai mené mon enquête !

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J’ai donc mené mon enquête (interviews, questionnaires, documentation, formations) pour comprendre et créer des processus d’accompagnement efficaces pour apaiser ces tensions car l’enfant, qui est au cœur du débat, passe son temps puni, mis à l’écart, et entend des reproches à longueur de temps.

« En somme, l’enfant reçoit de quoi cultiver le stress, l’anxiété, la colère, la tristesse. Et avec cela, on s’attend à ce qu’il soit heureux et coopératif ! « 

Enfant difficile : quels comportements alarment les éducateurs ou les parents ?

Tous les comportements décrits dans cet article sont des comportements fréquents (qui se reproduisent plusieurs fois par semaine) et persistants au delà de 6 mois. Je ne vais pas aborder les classiques colères et comportements opposants transitoires. 

TOP (Trouble de l’Opposition avec Provocation)

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D’après mon expérience et ce que je peux en lire, le TOP est généralement associé au TDA/H et n’est jamais présent seul. Bien que les enfants peuvent présenter certains de ces comportements à certaines étapes de leur vie, le TOP s’inscrit vraiment dans la durée, c’est un trouble persistant.

“ À ce stade, beaucoup de ces parents signalent une dépression, une faible estime de soi dans leur rôle de parents et peu de satisfaction ou d’implication dans leurs responsabilités parentales. Dans certains cas, ces parents peuvent basculer entre un désengagement complet et des réactions trop dures face au mauvais comportement de leurs enfants, en fonction de leur propre humeur et de leur irritabilité du moment.”

R. A. Barkley

Nos clients nous racontent qu’avant l’entrée à l’école, ils avaient déjà remarqué ce fonctionnement chez leur enfant.

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D’une manière générale on retrouve les éléments de comportements ci-dessous, que ce soit dans la littérature et dans les récits de nos clients. C’est ce que nous pouvons retrouver dans le DSM-5 ( Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, et des troubles psychiatriques) de l’Association Américaine de Psychiatrie.

Une humeur colérique et irritable

  • Se met facilement en colère
  • Susceptible
  • Agacé par les autres
  • Fâché
  • Plein de ressentiments

Un esprit vindicatif

  • Se montre parfois méchant

Un comportement provocateur / querelleur

  • Conteste ce que disent les adultes
  • Refuse de se plier aux règles
  • S’oppose activement
  • Embête les autres délibérément
  • Fait porter à autrui la responsabilité de ses mauvais comportements

Exemple en consultation : Camille 10 ans

Camille arrive en consultation à la suite d’un diagnostic de TDA/H. Elle sera médicamentée, et son psychiatre m’envoi sa famille afin de mettre en place une guidance parentale et/ou mettre en place avec Camille, des outils pour développer son potentiel avec son TDAH.

A l’école

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A l’école elle est très agitée et est souvent punie. Elle a des difficultés à faire son travail jusqu’au bout, elle passe beaucoup de temps à « embêter » les autres et à s’agiter sur sa chaise voir même, de se lever. Camille est également décrite comme impulsive et parfois incontrôlable, « elle ne s’arrête jamais ». Elle n’écoute pas ce qu’on lui dit et répond avant qu’on ait fini de poser la question.

Toutefois, elle est décrite comme très polie, même si elle refuse de se plier aux demandes des adultes au premier abord et qu' »il faut insister, tergiverser pour qu’elle coopère ». Elle s’impose, prend toute l’attention, ce qui est source de rejet de la part de ses camarades. Quand une bêtise est faite dans la cours de récréation, tout le monde (même les adultes) disent « qu’est ce qu’elle a encore fait Camille ? ». Elle perd ses affaires, ne prend pas les bons cahiers. Elle a une copine très active comme elle, et n’arrive pas à nouer d’autres relations. Le personnel de l’école la décrit comme étant autoritaire avec les autres enfants et se mettant en colère si les autres n’accèdent pas à ses demandes.

« Elle ne s’arrête jamais ! »

Institutrice de Camille


Camille m’explique qu’elle voudrait arrêter d’être punie. Elle exprime aussi faire de son mieux et que c’est plus fort qu’elle.

Ce que disent les parents

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Les parents racontent que jusqu’à 6 ans, elle se jetait sur la route, grimpait sur les canapés, s’opposait au règles et testait les limites de façon cyclique. Elle courrait dans les magasins et touchait à tout, il fallait la suivre partout sinon elle disparaissait ! Ils vivaient dans un stress permanent, n’osant plus sortir avec leur fille. Les proches et les amis étaient agacés par son comportement mais mentionnaient qu’ils voyaient qu’elle voulait bien faire, qu’elle avait un vrai fond gentil, d’autant qu’elle était très polie, mais qu’elle n’arrivait pas à se contrôler.

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Dans cet exemple, malgré l’opposition, l’impulsivité, les colères, Camille a intégré les limites et les règles. Il faut les lui répéter, et le quotidien est compliqué pour les parents et le personnel éducatif car c’est une enfant qu’il faut « gérer » et qui demande beaucoup d’attention car elle est moins autonome que les autres enfants du même âge.

Enfant-Roi et ses interactions avec les adultes

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Comme son appellation l’indique, l’enfant-roi est un roi ! Il n’accepte aucune frustration, il « pousse à bout » ses parents, les enseignants. On entend souvent dire qu’il teste : les adultes, les limites. Cet enfant est insatisfait, agité, irrespectueux envers les adultes, et n’a aucune retenue. Il se comporte comme cela avec ses camarades également ce qui lui attire souvent la violence des autres. Il est à l’extérieur comme il est à l’intérieur.

Dans la famille, il monopolise l’attention, il prend toute la place, coupe la parole.
La famille est parfois isolée car les amis finissent par éviter les invitations à cause de cet enfant souvent qualifié de « mal élevé ».

Exemple en consultation : Mathis 9 ans

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Mathis est arrivé en consultation, parce qu’il avait cassé une chaise sur le bureau de sa maitresse. Il avait été sorti de l’école par les pompiers.

La mère m’expliquait qu’ils se faisaient mettre dehors par tous les praticiens. Toutefois, elle vivait bien ce comportement. D’ailleurs à la fin de la consultation qui fut ainsi tout du long, elle donna une sucette à son enfant.

A l’école

D’après l’équipe pédagogique, les comportements violents et irrespectueux étaient persistants depuis des années. Dans le cabinet, en moins de 5 minutes, il avait bousculé sa mère, jeté des jeux sur ses parents, essayé d’ouvrir la porte du cabinet, tenté d’escalader l’étagère où son père avait posé la clef du cabinet, tapé son père, jeté des jeux sur nous.

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En cabinet

Mathis, lors de la consultation suivante cherchait à négocier son accompagnement. Il accepterait de coopérer si je le laissais jouer avec mon chien. Quand je lui demandais de faire un dessin, il sortait du cabinet pour aller courir dehors. Il ouvrait les placards et se servait. Le temps de parler à sa mère, il avait réussi à se rendre sur mon ordinateur et à mettre un dessin animé sur Netflix. Lorsque je lui proposais de lui raconter une histoire, il faisait des bruits, gloussait, criait et finissait par chercher à sortir du cabinet.

Retour

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Dans cet exemple, les parents ne sont pas entravés dans leurs décisions. Ils accèdent aux demandes de leur enfant pour lui faire plaisir ou pour se faire plaisir à eux. Pas par peur. Ils ne consultent que parce que le comportement de leur enfant gêne à l’école. L’extérieur est décrit comme peu tolérant. Notamment les praticiens qui les ont éconduit du fait du comportement de Mathis. Lorsque j’évoque les conséquences des comportements (notamment la sucette alors que son fils a eu un comportement inapproprié toute la séance), la maman me dit que ça n’a rien à voir et qu’elle ne donne pas de sucreries. Elle évoque tous les livres de parentalité positive qu’elle a lu et qu’elle sait appliquer.

Bien entendu, la question des interactions familiales se pose toujours. C’est d’ailleurs là le socle des accompagnements. Nous y reviendrons dans un autre article.

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L’enfant-tyran et les processus d’interaction

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L’enfant tyrannique « prend » le contrôle sur la famille, la hiérarchie familiale est donc inversée. L’organisation de la famille est faite pour ne laisser subir à l’enfant aucune frustration. C’est pour cela qu’il est parfois difficile de « repérer » cet « enfant-tyran » car à l’extérieur il parait calme et conciliant.

La peur de frustrer cet enfant et des conséquences de sa frustration (insultes, menaces, violence, objets brisés, auto-agressions, menaces de suicide, …), la culpabilité, la honte, les renoncements, les sacrifices et l’isolement, font de ce schéma de famille, un schéma unique. Rare, certes, en tout cas dans la proportion des familles que j’accompagne, mais unique.

NOTE : je mets "prend" entre guillemets (dans la phrase "prend le contrôle de la famille") car l'enfant n'a pas décidé, tout petit de prendre le pouvoir et de faire peur à ses parents.

Exemple en consultation : Julien 8 ans

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Julien est décrit par sa mère comme étant râleur, jamais content, toujours dans l’opposition, insultant. Elle raconte qu’il mène tout le monde par le bout du nez, et que la maisonnée agit en fonction de lui, « avec lui, on marche sur des œufs ». Il insulte les membres de la famille à travers la porte de sa chambre. Elle prépare les plats qu’il aime à chaque repas. Si elle souhaite proposer autre chose à la famille, elle le fait en plus des plats qu’elle prépare pour lui.

Depuis qu’il est bébé, un rituel du soir s’est installé. Il avait peur de s’endormir seul. Elle a commencé à l’endormir en tenant sa main. Il entrait dans des colères si elle la lâchait avant qu’il ne soit endormi. Quand est arrivée la peur du loup, il a fallu regarder sous le lit et ouvrir toutes les portes. Au fil des années, ce rituel a perduré et s’est sophistiqué : la maman regardait sous le lit, ouvrait les portes, allumait 3 lampes, d’autres actions (que je ne liste pas !) et fini par endormir son enfant en lui tenant la main. Et l’enfant ne supporte aucun aménagement de ce rituel car les terreurs et les cris reviennent aussitôt.

Elle ajoute « à la maison c’est le troisième Reich ».

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Elle finit par consulter

Cette mère consultait car depuis quelques semaines, Julien avait peur d’aller manger à la cantine et commençait à refuser de se rendre à l’école. Cela conduisit sa mère à poser des congés car son fils se mettait dans des états de panique terribles le matin. Elle envisageait de changer de travail pour prendre un mi-temps et ainsi aller le chercher le midi. Changer de travail lui faisait peur, d’autant que la perte de salaire faisait peser un gros risque pour la famille.

Selon Julien, tout allait bien à une exception près : sa mère ne lui accordait aucune attention, elle passait son temps à faire le ménage et elle râlait tout le temps. Elle était responsable de son insatisfaction.

« Avec lui, on marche sur des œufs »
« A la maison, c’est le troisième Reich »

Maman de Julien, 8 ans
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Dans cette famille, la peur est omniprésente quand Julien est là. Il faut faire attention à tout. La sur-adaptation de la famille et en particulier de la mère aux difficultés de son fils crée un climat d’oppression et de stress. La fratrie entière est stressée d’autant que Julien a une position particulière : il faut lui faire plaisir sinon il va s’énerver. Il n’est donc pas soumis aux même règles que les autres enfants de la famille. Il menace, insulte, frappe ou casse des objets appartenant à la famille.
La mère de Julien a honte et ne parle pas de ce qui se passe. Elle a dû sacrifier ses loisirs, ses sorties, les invitations sur plusieurs jours à cause du rituel du soir, et envisage de renoncer à travailler à temps plein pour s’occuper de son fils. Les décisions parentales sont entravées.

Enfant difficile : d’où proviennent ces comportements ? Que faire ?

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Je vous présenterai dans le prochain article, les troubles associés et de nombreuses possibilités de causes, tant chez l’enfant que dans les familles.

Puis nous aborderons divers accompagnements possibles en fonction des profils.

Et je vous donnerai des outils à mettre en place en famille, et des jeux et histoires pour vos enfants.

A très bientôt !

Références :

Barkley R.A., Taking Charge of ADHD -The Complete, Authoritative Guide for Parents, Guilford Press

DSM-5 (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) de l’Association Américaine de Psychiatrie (APA : American Psychiatric Association).

Franc N., Omer H., Accompagner les parents d’enfants tyranniques, Dunod, 2020

Goldman C., Etablir les limites éducatives, Dunod, 2019

Lussier F., 100 idées pour mieux gérer les troubles de l’attention, Tom Pousse, 2011

Omer H., La Nouvelle Autorité – Parents, enseignants, communautés, Broché, 2017

Pleux D. De l’enfant roi à l’enfant tyran, Broché, 2006

Renier J., Schrod H., L’enfant-roi et sa famille, l’enfant-tyran et sa famille, leurs environnements (2008),  Médecine & Hygiène : Revue « Thérapie familiale » vol. 69

Richer G., Par le bout du nez : La psychologie de l’enfant-roi, Viamedias, 2006

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Thérapeute enfant Bordeaux

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Thérapeute enfant à Bordeaux et Gironde

Psychologue, psychiatre, thérapeute ?

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Psychologue, psychiatre ou thérapeute pour enfant à Bordeaux. Ca en fait beaucoup autour de nos enfants ! Lequel choisir ? Je vous propose des petits tips rapides et d’où vient mon approche.

Psychologue

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le psychologue est diplôme de psychologie. Il possède un master de l’éducation nationale. Il évalue le fonctionnement psychologique par des tests et des bilans. A la suite de cela, il propose des interventions et des traitements dans le but de rétablir la santé mentale de la personne en interaction avec son environnement. Il peut lui-même intervenir en fonction de ses compétences et de ses possibilités ou orienter vers d’autres praticiens, thérapeutes, spécialistes, médecins.


Par exemple, à la suite d’une évaluation psychométrique et neuropsychologique, il peut avoir détecté une difficulté de l’enfant à repositionner correctement ses yeux et préconiser un bilan orthoptique. Il peut avoir détecté un trouble de l’attention, une impulsivité gênante pour l’enfant, etc… Et préconiser un diagnostique auprès d’un psychiatre exerçant à l’hôpital pour une éventuelle prise en charge d’un TDA/H (Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité), ou préconiser un coaching pour l’enfant ou une guidance familiale si les parents signalent une difficulté au quotidien.

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Psychiatre

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Le psychiatre est un médecin spécialisé dans la santé mentale. Sa spécialité est la psychiatrie, comme d’autres pourront choisir la chirurgie. Il fait des diagnostics et peut prescrire des médicaments. Il se concentre le plus souvent sur les maladies mentales qu’il peut traiter avec un éventail de thérapies, de médicaments, etc… Et bien entendu, il peut orienter, au regard de son diagnostic, vers des spécialistes, tout comme le psychologue.

Thérapeute

therapeute-enfant

Le thérapeute accompagne la personne jusqu’où elle souhaite aller. Il amène la personne à réfléchir comment avancer, et utilise souvent des techniques pour libérer des blocages émotionnels, des croyances limitantes ou des traumatismes, et faciliter la progression de la personne. Il y a de nombreuses spécialités : kinésithérapeute, thérapeute familial, psychothérapeute, ergothérapeute, faciathérapeute, …

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Je suis thérapeute pour enfant à Bordeaux et leurs parents !

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Je suis thérapeute pour les enfants et la famille à Bordeaux, en France en visioconférence et formations à distance (et coach, mais c’est une autre histoire !) ! Je ne fais pas de bilans ni de diagnostics, mais je m’appuie dessus. Les psychologues et les psychiatres m’envoient des enfants et leur familles car je dispose d’outils de thérapie brève pour les enfants, ce qui est assez rare !

Thérapeute enfant Bordeaux : mes outils pour les enfants

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Hypnose
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EFT
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Mouvement oculaire
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Mouvement corporel
  • Hypnose : je suis certifiée en hypnose Ericksonienne (hypnose médicale). Je raconte des histoires qui guérissent et je les donne en audio aux parents ! Avec les préadolescents et les adolescents, j’utilise l’hypnose de rue ! C’est une sorte d’hypnose de spectacle que les ado peuvent apprendre pour refaire dans la rue ! C’est très spectaculaire et ludique ! Les effets sont visibles en 30 secondes maximum et les ado le prennent en main très vite (et ont donc tous les outils pour faire rire leurs potes mais aussi pour se transformer ! Apprendre plus vite, changer de comportement, etc…)
  • EFT (Emotional Freedom Techniques): très ludique et amusant avec les enfants
  • Thérapie par le mouvement oculaire, DBNR (Désensibilisation Bilatérale Neuronale et Reprogrammation) – petite sœur de l’EMDR(r)
  • Thérapie par le mouvement corporel tel que le braingym(r)
  • Yoga des animaux
  • Et encore d’autres !

affirmé, confiant, zen, ça s'apprend !

Thérapie pour enfant et parent sur-mesure

Cela me permet de créer des accompagnements sur-mesure. D’autant que je suis formée à l’accompagnement des enfants à haut potentiel, des enfants présentant un TDA/H (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité), des troubles dys (en particulier dyslexie, dysgraphie et dyspraxie).

Il fut un temps où j’utilisais l’hypnose Eriksonienne avec les enfants en consultations… Puis j’ai créé des audios et je donne les hypnoses à mettre en fond sonore dans la maison ! Effet transformation garantie ! En consultation je me concentre sur la remédiation cognitive, les habiletés sociales, le remodelage des dys et de l’impulsivité des TDAH pour pour plus de facilité dans les gestes et plus de concentration. J’accompagne les enfants à trouver leurs super-pouvoirs et à être à l’aise en société.

Thérapie enfant à Bordeaux et en Visio sur-mesure !

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Mes accompagnements sont donc très sur-mesure ! TDAHP (c’est à dire Trouble du Déficit de l’Attention avec Hyperactivité et Haut Potentiel Intellectuel), TADHDYS (TDAH avec des dys), mais aussi troubles anxieux, phobies scolaires, etc…

Mes outils pour les parents

Les mêmes mais en version adultes ! EFT, hypnose médicale, thérapie par le mouvement oculaire, thérapie par le mouvement corporel, coaching !

Guidances parentales

confiance-enfant-parent-famille

La clef de mes accompagnements : des guidances parentales très spécialisées (Barkley pour les parents d’enfant présentant un TDA/H), La résistance non violente et comment sortir de la tyrannie, parent d’enfant opposant et provocateur, parent sauveur/victime.
Comme dit plus haut, c’est très très spécialisé ! Pour ce qui l’est moins, la parentalité positive fonctionne très bien. Mais pour les parents d’enfants présentant des atypicités du neurodéveloppement, il faut des clefs en plus, des outils différents. Comme leurs enfants !

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Colère – déclencheur à stopper d’urgence pour sortir de la phase « exécrable » !

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Colère – déclencheur à stopper d’urgence !

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Colère : le déclencheur à stopper d’urgence !

Colère – le déclencheur : une pensée?

Quoi ? (Je vous entends d’ici !) Pour toutes celles et ceux qui ont travaillé sur eux et qui connaissent le développement personnel, vous allez me dire : « Peuh Angélique ! Tout le monde sait bien que derrière la colère que se cache la peur !!! »

Et bien oui ! Je le clame haut et fort ! Derrière MA colère de ce moment là, se cache une pensée.

Je ne vous fais pas languir plus que ça, j’annonce maintenant et vous pourrez choisir de continuer à lire ou pas :

« Il aurait pu faire attention !!!!!!!!!!!! »

Hé ouais….

J’ai trouvé !

colere

En fait, je suis réveillée depuis 3h du mat. Et genre : 3h03 ! En ce moment, il est 5h20, et je me suis décidée à l’écrire car il fallait que je le publie. Allez savoir pourquoi ! Mais fallait que je me prenne un jus d’orange et je publie ça sur le blog. Et même sur instagram ! Vous savez ce « sentiment » bizarre qu’il faut le faire, et qui vous lève à 04h40 alors que jamais vous ne vous seriez levé ?!

Donc bref ! J’ai eu la lumière, elle m’a réveillée à 3h03.

Ce qui a déclenché la colère après la peur

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Cet après midi, les enfant jouaient sur la terrasse. Tout allait bien ! Et là, c’est le drame ! Théodore rase d’un peu trop près la maison et se cogne contre le volet. Boum !!

Quand j’ai entendu le boum et Théodore qui se tenait la tête, j’ai eu peur !
Une fraction de seconde plus tard, la colère a littéralement pop ! Comme une fenêtre pop-up !

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J’ai regardé la tête de Théodore, qui n’avait pas plus mal que ça, et énervée je lui ai dit « bon tu restes dans la maison ! ».

Je me suis ravisée de suite et je me suis excusée pour ma réaction, vraiment pas logique et pas sympa ! Et il est reparti jouer sur la terrasse.

Pourquoi cette colère suit immédiatement la peur ?

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La lumière des 3h03 c’était ça ! Et j’ai vraiment eu la lumière, je me suis dit, « tiens il fait jour, il est bientôt 6h00 ! » C’est l’heure à laquelle je me lève. Et non il faisait nuit quand j’ai ouvert les yeux.

« Il aurait pu faire attention ! »

C’est la phrase qui m’a pop dans la tête aussitôt après avoir vu Théodore courrir trop près de la facade et se cogner dans le volet.

Quelle est cette pensée

qui déclenche la colère ?

« Il aurait pu faire attention ! »

Et j’ai revu des dizaines (et des dizaines !) d’événements où après la peur, c’est cette pensée en particulier qui m’est venue et qui a déclenché la colère.

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En général je fais attention au maximum, j’anticipe. Mais, visiblement, je ne peux pas tout éviter.

Cette pensée déclenche la colère, ok ! Mais pourquoi ?

Colère, le déclencheur : une pensée qui me vient de loin

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Une chose est certaine : ça me vient de loin ! Ma grand-mère (qui m’a élevée à temps plein) était très prudente, il fallait faire attention à tout. Surtout à marcher sur la pointe des pieds car Mme L, dans l’appartement en dessous, tapait au plafond si je faisais trop de bruit. Il fallait faire attention à ne pas parler quand quelqu’un frappait à la porte, pour que ma grand-mère puisse regarder en bas puis à l’œilleton pour vérifier qui venait. Il fallait faire attention à ne pas parler de ceci, de cela car il faut faire attention aux gens… Etc… Je pourrais écrire une trilogie !

Faire attention, être en vigilance, le mode de base.

Vous la voyez venir, l’anticipation anxieuse ? 😉

Alors oui, je suis d’accord avec vous, derrière cette phrase il y a bien une peur (qui déclenche la colère qui vient après la peur ! Tout ça !).

Avec les enfants, quelle charge ! Déjà, naturellement, « il se dit » qu’on est encore plus vigilant que d’habitude, quand on devient parent. Mais qu’en est-il quand on est déjà trop vigilant ?
Je suis heureuse que mes enfants soient sortis de la petite enfance, car bonjour l’anticipation anxieuse ! J’étais sous stress permanent. J’ai même fait un burn out.

« Je dois faire attention »

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Je ne vous fais pas la liste de tout ce à quoi on fait attention quand on a des bébés, des jeunes enfants, des enfants, et quand on a un chien, une maison, un job (ou deux ou trois !) et un homme ! ;-D

Dans mon cas, il fallait faire attention à tout, ce qui était impossible et donc anxiogène, et donc culpabilisant (et tiens… Il me vient : et donc honteux – toi la honte, je te snipe depuis un moment, j’y reviendrai). J’ai réussi à lâcher du leste sur pas mal de choses, mais :

Colère – déclencheur : pourquoi est-ce que ça déclenche de la colère alors ??

Et bien je vais étudié ça ! Et je ferai un autre post !

Là comme ça, à chaud, j’entre en réaction contre la responsabilité que je me mets de devoir faire attention pour les autres. J’ai fait un post à propos de l’esclavage affectif ici. Nos proches devenant de véritables boulets !
Avant j’aurai culpabilisé de ne pas avoir géré les volets, prévenu de courir plus loin, volé à la rescousse ou m’être téléportée ! Ce qui me vient maintenant c’est « A toi d’assumer ! ».

colere-stop

https://www.instagram.com/p/CPsWpnKIh9v/

Aujourd’hui je suis en mode exécrable par rapport à cela. Youpi ! Cela signifie que bientôt j’en serai libérée et je pourrai « dealer » avec les sentiments des autres sans me sentir coupable de ne pas être intervenue !
Certes là, je transmets avec fracas, le paquet de ma responsabilité à l’autre : « C’pas ma fôôteuh ! ». Ca va aller, un mars et ça repars ! Enfin, de l’EFT et ça repars ! Ca mettra peut-être en lumière autre chose, qui sait. Je raconterai le processus et le résultat dans l’épisode 2 ! 😀

Quel est mon besoin derrière cette phrase ?

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Bon il est 6h40. Je vais arrêter pour préparer les petits déjeuners car les enfants vont à l’école !

Peut-être que j’aurai la lumière cette nuit sur « quoi faire », qui sait ? 😉

A bientôt pour la suite de cette analyse et sur comment je vais transformer ça !

Cherchez la pensée qui déclenche la colère

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Est-ce que ça vous parle ? Quels sont les phrases qui déclenchent votre colère ?

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A tous les parents méchants

Lettre ouverte à tous les parents méchants :

Par un Neuropsychologue:

Un jour, quand mes enfants seront assez vieux, pour comprendre la logique qui motive un parent, je vais leur dire, comme mes parents méchants m’ont dit:
Je t’ai aimé assez pour te demander où tu allais, avec qui, et quand tu serais de retour à la maison…

Je t’ai aimé assez pour être patiente jusqu’à ce que tu découvres que ta nouvelle meilleure amie ou ton grand copain, n’était pas fréquentable….

Je t’ai aimé assez pour me tenir plantée là dans le cadre de porte pendant deux heures tandis que tu nettoyais ta chambre, une affaire de 15 minutes en principe !

Je t’ai aimé assez pour te laisser voir la colère, la déception et les larmes dans mes yeux. Les enfants doivent apprendre que leurs parents ne sont pas parfaits.

Je t’ai aimé assez pour te laisser assumer la responsabilité de tes actions même lorsque les pénalités étaient si dures qu’elles ont presque brisé mon coeur.

Mais surtout,
Je t’ai aimé assez pour dire NON même quand je savais que tu me détesterais pour ça. Telles étaient les batailles les plus difficiles de toutes. Je suis heureuse de les avoir gagnées, parce qu’à la fin, tu y as gagné aussi. Et un jour, quand tes enfants seront assez vieux pour comprendre la logique qui motive des parents«méchants», tu leur diras :

Vos parents étaient ils méchants?
Les miens l’étaient. J’ai eu les parents les plus méchants du monde entier !

Pendant que d’autres enfants mangeaient des sucreries pour les repas, j’ai dû manger des céréales, des oeufs, et des légumes. Quand d’autres ont eu du Coca et des hamburgers pour le dîner, j’ai dû manger de la viande, du fromage,des crudités et des fruits… Sans oublier toutes ces crêpes et gâteaux que ma maman nous a faits… Et vous pouvez deviner que ma mère m’a fait des dîners qui étaient différents de celui des autres enfants.

Mes parents ont insisté pour savoir où j’étais en tout temps. On aurait pu croire que j’étais enfermée dans une prison. Ils devaient savoir qui mes amis étaient et ce que je faisais avec eux.. Ils insistaient si je disais que je serais partie pour une heure, pour que ce soit seulement une heure ou moins..

J’avais honte de l’admettre, mais mes parents ont enfreint la loi sur la
protection des enfants concernant le travail en me faisant travailler.
J’ai dû faire la vaisselle, mon lit (quelle horreur!), apprendre à faire la cuisine, passer l’aspirateur, faire mon lavage, vider les poubelles et toutes sortes d’autres travaux cruels…. Je pense qu’ils se réveillaient la nuit pour imaginer de nouvelles tâches à me faire faire…
Ils ont toujours insisté pour que je dise la vérité, juste la vérité et rien que la vérité. Au moment où je suis devenue adolescente, ils pouvaient lire dans mon esprit et avaient des yeux tout autour de la tête. Puis, la vie est devenue vraiment dure !

Mes parents ne laissaient pas mes amis juste klaxonner quand ils venaient me chercher. Ils devaient venir à la porte pour qu’ils puissent les rencontrer. Pendant que chacun pouvait fréquenter un ou une petit(e) ami(e) quand ils avaient 12 ou 13 ans, j’ai dû attendre d’en avoir 16

À cause de mes parents, j’ai manqué beaucoup de choses que d’autres enfants ont expérimentées. Je n’ai jamais été prise pour vol à l’étalage, vandalisme, alcoolisme, ni même arrêtée pour tout autre crime. C’était «tout de leur faute».

Maintenant que j’ai quitté la maison, je suis instruite et une adulte honnête. Je fais de mon mieux pour être un parent méchant comme mes parents l’étaient.
Je pense que c’est ce qui ne va pas avec le monde aujourd’hui. Il n’y a
pas assez de parents méchants!

Merci donc à toutes les parents qui ont été assez méchants dans notre jeunesse pour nous apprendre à être de méchantes bonnes personnes.

Stéphanie CHARIOT-AUCHERE
Neuropsychologue – Centre Hospitalier
55, rue Docteur Jean Michel
39000 Lons le Saunier
Passez ce texte à tous les parents méchants

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Education non violente : différence entre conséquence et punition

enfant-parents

Education non violente : différence entre conséquence et punition

Education non violente, parentalité positive : je vous partage cet article très intéressant du site Apprendre à éduquer.

4 valeurs pour nous guider

Vous retrouverez dans cet article sur la différence en conséquence et punition, les 4 valeurs essentielles pour une éducation non violente.

L’équidignité (tous les individus ont la même valeur), l’intégrité (en parlant de nos propres limites), l’authenticité (en étant sincère), la responsabilité (être adulte c’est être responsable de la relation que nous avons avec nos enfants).

La différence entre punition et conséquence s’avère assez grande. Les conséquences de notre comportement ont beau être désagréables, elles ne nous font pas douter de notre valeur en tant qu’être humain. Les punitions, si.

Jesper Juul

L’abus de pouvoir ne constitue pas une alternative à l’impuissance. Les parents devraient plutôt manifester leur personnalité et se définir plus clairement en tant qu’être humains.

Jepser Juul

Coaching pour la famille !

J’accompagne les familles dans le passage vers la parentalité positive et bienveillante. Vers une éducation non violente.

Je vous invite à suivre les mini coaching gratuits par ici :

La confiance en soi #4 : mini coaching pour les enfants

Mini coaching pour enfants - confiance en soi - Bordeaux Martignas Mérignac

La confiance en soi pour les enfants

La confiance en soi de nos enfants : la thématique du mois

Mini coaching pour enfants - confiance en soi - Bordeaux Martignas Mérignac

Responsabiliser son enfant

« Allez hop ! Chouchou à la vaisselle et maman prend son bain !!! »

On l’attend tous, ce moment où on se libère des corvées, de la charge mentale qui va avec, en se disant que c’est bon pour eux ??!!

C’est presque ça !

Responsabiliser son enfant c’est lui accorder une place utile dans la famille, c’est porter sur lui un regard de grand et c’est un moyen simple pour lui permettre de prendre confiance en lui.

Rha ! Encore un caprice !!

Vous donnez à manger à la cuillère à votre fille de 1 an et demi, elle la repousse et chouine ? Vous lui mettez son cache nez pour sortir, elle le retire et le jette par terre ? Vous cassez le haut de l’œuf à la coque de votre fils et il se met en colère ? Vous penchez la boite de céréales pour les verser dans son bol et il se met à crier ?

Rha ! il n’est jamais content ! On l’aime, on l’aide, et il chouine ! Et la miss qui repousse la cuillère d’un geste de la main et la purée se met à couler de la table sur son pyjama ! !!

Pfff ! Que des caprices !

Et bien, nous le savons ! Oui quelque part en nous, nous avons conscience que notre enfant veut faire les choses seul ! Il veut apprendre, il veut expérimenter. Quelque part, pour nous parent, quand notre petite d’1 an et demi envoie valser la cuillère que nous lui tendons parce qu’elle veut manger seule… On se sent : inutile – frustré – déçu – en colère – (rayer l’émotion inutile – Toutes ?). Et même parfois, on renvoie notre frustration à l’enfant en se mettant en colère ou en le jugeant « quelle capricieuse ! ».

Et bien figurez-vous qu’en criant, qu’en repoussant la cuillère, en jetant son cache nez, en se mettant en colère, notre enfant réagi comme nous au manque d’autonomie et de confiance que nous lui infligeons. Quelle injustice ! Quel manque de considération !

C’est normal qu’il s’énerve ! Nous ne le supporterions pas non plus à sa place. Nous nous sentirions humilié, jugé comme incapable.

Quelle confiance nous témoignons nos enfants si nous faisons tout à leur place ?

« Apprends-moi à faire seul »

Maria Montessori nous le rappelle, donner à notre enfant la liberté de faire les choses par lui-même, c’est lui donner la possibilité d’expérimenter. Et c’est en expérimentant qu’il apprend, grandit, prend sa place dans le monde.

Toutefois, parce que nous aimons notre enfant, nous faisons à sa place, nous lui évitons ce que nous considérons comme des corvées.

Et si nous lui témoignions de la confiance en lui apprenant à faire seul ? Ainsi, nous pouvons lui montrer comment mettre son cache nez, comment tenir sa cuillère, comment donner à manger au chien, arroser les plantes, éplucher une carotte. Et le laisser faire ensuite.

Donner une responsabilité = donner sa confiance

En fonction de l’âge de votre enfant, vous pouvez lui demander de mettre la table, de donner à manger au chien, d’arroser une plante, de remplir le lave-vaisselle, etc…

Il est important que ce soit des tâches réalisables et qui donnent le sentiment d’être utile. Mettre la table est une tâche importante et réalisable pour un enfant. En fonction de son âge, vous pouvez aménager dans votre cuisine un placard accessible où vous placerez tout ce qu’il faut.

Le planning des tâches de la maison.

C’est cliché ! Mais ça marche ! Car montrer que chaque membre de la famille a des tâches à réaliser, c’est montrer que tout le monde a sa place dans le fonctionnement du foyer. Et que tout le monde compte sur tout le monde et se fait confiance.

Vous pouvez télécharger ce calendrier à remplir en prenant soin de donner une tâche à chaque membre de la famille (oui oui, Mistinguette de 1 an et demi peut sortir les chaussettes du panier pendant que papa réalise sa tâche de plier le linge, ou porter le gobelet de croquettes pendant que le grand verse de l’eau).

Si vous avez suivi, maman est toujours dans son bain !

Mini coaching pour enfants - confiance en soi - Bordeaux Martignas Mérignac

Chacun sa case, et chacun coche de sa couleur sur le tableau quand il a réalisé sa tâche !

Les mini coaching

Toutes les semaines, je vous propose une astuce autour d’une thématique. Vous pouvez me poser vos questions ou me proposer une thématique que j’aborderai dans de prochains mini-coaching. Pour cela, rejoignez-moi sur la page facebook.

Pour aller plus loin, en rendez-vous ou en visioconférence, retrouvez-moi en page contact.

La confiance en soi #3 : mini coaching pour les enfants

Boite à envies - Mini coaching pour enfants - confiance en soi - La boite à outils de Zèbre Zen à Bordeaux Martignas Gironde

La confiance en soi : mini coaching pour les enfants 3ième partie

La confiance en soi : thématique du mois.

« Derrière toute peur se cache une grande envie »

Cette jolie citation de Jacques Salomé (ses « contes pour grandir de l’intérieur » sont de belles inspirations !), nous donne une belle idée ! Trouver des envies, des projets à réaliser. Et surtout : les réaliser !

Boite à envies - Mini coaching pour enfants - confiance en soi - La boite à outils de Zèbre Zen à Bordeaux Martignas Gironde

Faire une requête au Google interne de notre enfant !

Le Système Réticulé Activateur

Nous avons tous un Google interne ! Même notre enfant ! C’est le Système Réticulé Activateur. Il sélectionne parmi les milliers d’informations que nous croisons chaque jour, ce qui a toute notre attention. Notre « focus ». C’est ce qui fait que si notre attention est porté sur l’achat d’un monospace, nous voyons des monospaces partout ! C’est ce qui fait aussi que, quand on se promène avec Claire, notre copine enceinte, elle voit des femmes enceintes et des bébés partout alors que nous ne les voyons pas.

Si vous avez suivi, nous on voit des monospaces !

Ça fonctionne pour les enfants aussi.

Ecrire ses envies

En écrivant ou dessinant ses envies sur un papier qu’il pourra glisser dans sa boite, il donne à son cerveau un « focus ». Porter son attention sur quelque chose qui lui fait plaisir, un projet à réaliser, va permettre à son cerveau de lui montrer des choses en accord avec cela et aussi (et surtout ! ) des opportunités de les réaliser !

Plus il verra des choses positives, plus il sera heureux et plus il aura d’idées et d’opportunités pour réaliser ses envies.

La boite à envies

Choisissez une jolie boite et proposez à votre enfant de la décorer. Sortez les feutres, les peintures, les plumes, les gommettes, etc…. Et c’est parti pour la déco ! Je vous propose ceci comme suggestion de décorations. Vous pouvez par exemple imprimer cette page sur sur papier autocollant et votre enfant pourra les découper et les coller sur sa boite.

Boite à envies - Mini coaching pour enfants - confiance en soi - La boite à outils de Zèbre Zen à Bordeaux Martignas Gironde

Les envies

La boite est décorée ?

L’heure est venue de se projeter dans l’avenir : demandez à votre enfant d’écrire ses envies sur des papiers, des cartes, de dessiner, de coller une image, etc…

Une envie par carte.

Cela peut être des projets à réaliser à moyen ou long terme, comme aller dans un parc, faire un sport, inviter des copains, une mobylette ( :D), …. Bref, tout ce dont il a envie !

Puis, proposez à votre enfant de glisser ses papiers dans la boite.

Vous pouvez télécharger et imprimer cette planche en A4.


Boite à envies - Mini coaching pour enfants - confiance en soi - La boite à outils de Zèbre Zen à Bordeaux Martignas Gironde

Une fois par mois (ou plus ou moins en fonction de l’âge de votre enfant), vous pouvez ouvrir ensemble la boite et discuter comment en réaliser un (ou plus !). Trouver des idées, actions qu’il pourra réaliser avec votre soutien ou seul, afin qu’il entre dans l’action !

Car la confiance en soi, c’est notre capacité à entrer en action.

Votre enfant entrera en action, d’abord avec vous, pour réaliser une envie puis tout seul.

La force est en lui !

Il apprendra à :

  • se donner des objectifs,
  • ouvrir le champs des possibles grâce à la demande qu’il fait à son Google interne,
  • entrer en action,
  • être fier et heureux d’avoir réalisé une envie,
  • avoir une bonne confiance en soi !

Le vision Board

Pour aller plus loin sur la confiance en soi, voici une technique de coach qui fonctionne très bien : le Vision Board.

Dans le même esprit, vous pouvez demander à votre enfant de découper, de chiner, des images de personnes, de personnages qu’il admire, des paysages qu’il aime, des objets qu’il aimerait avoir, des projets qu’il aimerait réaliser, et les coller sur un tableau à afficher dans sa chambre. Ainsi, quand il se lève, il voit tout ce qu’il aime, tout ce qui l’inspire ! C’est un extraordinaire moteur pour la journée ! (Vous pouvez aussi le faire pour vous ! La confiance en soi c’est excellent pour tout le monde !).

Les mini coaching

Toutes les semaines, je vous propose une astuce autour d’une thématique. Vous pouvez me poser vos questions ou me proposer une thématique que j’aborderai dans de prochains mini-coaching. Pour cela, rejoignez-moi sur la page facebook.

Pour aller plus loin, en rendez-vous ou en visioconférence, retrouvez-moi en page contact.

Les implicites : « on dessine sur le papier ! »

Enfants précoces - Les règles et les implicites

Les implicites chez les HP

Anecdote #zebrafail : on dessine sur le papier

« On dessine sur le papier ! » un grand classique de règle exprimée de façon positive ! Et les implicites dans l’histoire ?

Si comme moi :

Votre bibliothèque regorge des livres d’Isabelle Filliozat, au point que vos amis soupçonnent que vous avez développé un culte à son nom ?

Les tournures de phrases positives n’ont plus aucun secret pour vous au point que vous vous sentiez ennuyée par les gens qui disent « NON ne monte pas sur le toboggan debout ! » quand vous emmenez vos enfants au parc ?

Vous vous êtes formé(e) en éducation positive au point que vous pourriez faire un mémoire et passer à l’oral ?

Bienvenue au club ! Ou à la secte, selon les points de vue ! Par chez moi, il y a clairement une distinction entre les tradi (« Non ! Ne marche pas sur la route ! « ) et les positifs (On marche sur le trottoir !).

Ma petite anecdote : « on dessine sur du papier »

Je voulais partager avec vous une petite anecdote de T² à presque 3 ans (personnellement je dirais à 2 ans et 10 mois, mais pour T², c’est très important d’arrondir à 3 ans « parce que je suis grand ! »  ! Alors je tranche : presque 3 ans !).

J’étais dans la cuisine en train de préparer ma légendaire tarte à la tomate gratinée de feta (à elle toute seule, elle correspond à 15 % de ma compétence en cuisine ! – si vous avez raté l’épisode : le % de compétence ).

J’entends T² se parler à lui même :

« qu’est ce que c’est que ça ? »

« Ha ! Je peux là ! » dit-il avec un ton très …. Satisfait ! (donc louche ! )

Je sors de la cuisine et là c’est le drame !

J’ai les yeux qui s’écarquillent, je cours vers la scène où va se produire le crime.

Je crie « STOP !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! » (notez la dramatisation écrite – tout un art).

Il interrompt son geste…. Trop tard….

Mon expression est un mélange de frustration, colère, dépit.

« On dessine sur le papier !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! »

Son visage passe de la stupéfaction, à l’incompréhension puis à la satisfaction (la revoilà !)

« Mais maman ! C’est du papier ! »

——Foutu papier peint——

#zebrafail

Les implicites

C’est écrit dans à peu près tous les livres de parentalité positive ! On dessine sur le papier ! Ça ne va jamais plus loin, parce que ça suffit.

Pour les petits zèbres, ce n’est pas assez précis ! Car ça suppose qu’ils comprennent l’implicite de la feuille de papier. Il faut dire « on dessine sur une feuille de papier« . Voilà…

Bien entendu, c’est un exemple parmi d’autres qui seraient plus évocateurs ! Mais il m’a tellement fait rire ! Et c’est celui qui m’a fait prendre conscience qu’il faut vraiment être précis. C’est déjà complexe de tourner les injonctions en positif, après quelques années de pratique, je suis à 80 % de compétence ! Avec plus de précisions s’il vous plait ? ! (vous la voyez venir ? La charge mentale ?)

En attendant de réussir à préciser les règles sans en rater une, c’est parti pour un nettoyage…

#parentalité #EIP #zebrafail

Super-pouvoir : l’attention multisensorielle

L'attention multisensorielle du zèbre

Attention multisensorielle

Je voulais partager avec vous une petite anecdote de notre quotidien complétement zébré concernant l’attention multisensorielle tellement typique des enfants doués.

T² entendrait à travers les murs ?!

Un soir, nous papotions dans la cuisine sur le déroulement de la soirée pendant que T² était dans la salle en train de reconstituer un puzzle. Il y avait de la musique et nous parlions doucement.

« Je vais donner le bain à Miss C et on mangera après » dit Mr V.

« Ouaip ! » dis-je.

« On ne dit pas Ouais, on dit Oui !!  » dit T² de l’autre pièce.

Les murs ont donc des oreilles ? !

Les particularités de l’attention de l’enfant surdoué

Ca me rappelle un passage du livre « l’enfant surdoué – l’aider à grandir, l’aider à réussir » de Jeanne Siaud-Fachin.

Ce passage explique que contrairement à un fonctionnement « typique » où  pour être attentif on doit couper tous les autres canaux sensoriels et se concentrer sur la tâche en cours, les enfants surdoués mobilisent naturellement leur attention sur plusieurs canaux.

Pour être attentif, l’enfant surdoué doit faire plusieurs choses à la fois. Si vous l’obligez à rester calme, il ne peut pas écouter.

Astuce Zèbre Zen

Quand j’ai besoin de toute l’attention de T², par exemple sur une règle, je me mets à sa hauteur, à côté de lui, je le touche dans le dos, je dis la règle. Jusque là, rien de différent aux techniques de parentalité positive que vous trouverez partout ! Et comme à la maison on chante beaucoup, je chante la règle. Ensuite on la chante ensemble et on fait un pas de danse, on tape dans les mains !

Selon l’age : on peut utiliser le visuel (dessiner, utiliser une affichette où l’enfant pourrait mimer ce qu’il doit faire, etc…). L’idée étant de mobiliser plusieurs canaux de façon ludique, pour une seule info.

Après je triche ! J’utilise la loi d’attraction que j’appelle : la loi d’attraction des bons comportements ! Je vous en parlerai dans un prochain message !

En attendant, je vous invite à lire l’anecdote complétement zébrée sur les implicites et comment ils peuvent nous jouer des tours !

L'attension multisensorielle de l'enfant doué

Mon petit zèbre jusque 3 ans : l’hypersensibilité

Hypersensibilité enfant jusque 3 ans avec zèbre zen accompagnement et coaching

Mon petit zèbre T² de 0 à 3 ans : l’hypersensibilité

L’hypersensibilité : Quésako ?

Pour faire rapide sur l’explication de l’hypersensibilité, je trouve que le modèle DOES d’Elaine Aron est très simple et compréhensible :

  • D: depth of processing  => Profondeur de traitement
  • O: overstimulation    => Surstimulation
  • E: emotional reactivity and empathy   => Réactivité émotionnelle forte et empathie élevée
  • S: sensing the subtle   =>Sensibilité aux stimuli subtils

L’hypersensibilité découle des particularités neurophysiologiques typiques chez les surdoués :

  • Les gaines de myeline sont plus épaisses. Elles sont responsables de la rapidité des transmissions entre les neurones.  Les informations circulent plus vite dans le cerveau. Ce qui induit l’hypersensibilité sensorielle mais aussi l’intuition qui est un des super-pouvoirs de zèbre !
  • Un plus grand nombre de connexions neuronales. Ce qui induit la mémoire remarquable qui est aussi un des super-pouvoirs de zèbre !
  • Un taux de sommeil paradoxal plus élevé. Ce qui induit qu’il a besoin de moins de sommeil (ça c’est le drame pour les pauvres parents que nous sommes !!!!)
  • Une plus grande activation du système limbique qui gère les émotions. Ce qui induit la grande sensibilité émotionnelle pouvant notamment aller jusqu’à des troubles anxieux, des tocs mais c’est de là d’où vient un autre super-pouvoir : l’empathie !
  • Une plus grande quantité de matière grise en zone frontale du cerveau. Ce qui induit une plus grande logique, abstraction, et de meilleures capacités linguistiques.

Vous pourrez retrouver ces informations en détail ici : Psychologie Française, Vol 49, Issue 3.

Ainsi que dans ce très bel article sur les adultes surdoués hypersensibles, rédigé par l’Association Québécoise pour la Douance.

Hypersensibilité  X  T²

Mon petit zèbre T². J’aime beaucoup le carré ! C’est joli graphiquement ! Et mon fils, comme beaucoup de petits zèbres, c’est un carré qui doit rentrer dans un moule rond. Bon ce n’est pas le même carré, mais c’est pour l’image !

Hypersensibilité sensorielle : depuis sa naissance !

Hypersensible. A tout point de vue. Depuis qu’il est né il pleure pour tout : parce que c’est trop chaud, trop froid, ça gratte, ahhh ça fait mal aux oreilles, ça pique, noooon ça chatouille…

Le toucher

Il fallait faire attention à la température de l’eau sur le coton pour lui laver les fesses, trop chaud ? Il chouine. Trop froid ? Il chouine. Pour lui, c’est tiède / un peu froid… Ca doit avoisiner les 33 ° C.

Il n’aime pas être touché. Même quand il se fait mal ! Il faut le prévenir longtemps à l’avance et surtout lui demander la permission. Pas de bisou magique donc ! Grâce au Reiki, je propose de lui faire sentir la chaleur dans ma main quand il se blesse, et ça marche ! Sans le toucher.

Il ne supporte que difficilement les pansements alors vive les pansements spray ! Et vive le Reiki !

A côté de ça il doit toucher à tout. Dans les magasins c’est compliqué à gérer. Si on arrive à le tenir par la main (sans qu’il hurle !), il s’étend pour pouvoir toucher tout ce qu’il peut.

Le bruit et l’agitation

Il a du mal avec le bruit et l’agitation autour de lui. Pourtant lui, il est agité et il chouine, pique des colères…

Imaginez les difficultés pour lui d’avoir sa petite sœur qui pleure. Il se couvre les oreilles avec ses mains. Si ça dure, il faut l’isoler sinon il se met à crier et à devenir violent.

Quand les robinets font « cuit cuit » (quand la pression est trop forte, parfois, ça fait « cuit cuit » !) C’est léger. Mais il chouine et se couvre les oreilles en disant que ça fait mal aux oreilles.

Le goût

Niveau goût, il mange et goûte à tout. C’est vraiment facile. Sauf bien entendu quand il doit goûter à tous les savons, shampoings, objets, herbes, produits divers et variés…. Tout ce qu’il trouve passe par sa bouche.

On s’adapte ! Et on profite du merveilleux !

Nous avons pris l’habitude de son hypersensibilité externe. De mon côté, c’est facile, je le suis aussi et bien souvent, ça me ravie qu’il percute des sons que j’entends alors que personne ne les a remarqué. A 18 mois à peine, on allait se promener dans la forêt, il me disait « écoute ! A coucou !  » plus loin « écoute A cuit cuit ». Il écoutait le chant des oiseaux et parlait des « coucous » des différents « cuit cuit » et des hiboux.

Les petits insectes ont toute son attention ! Surtout les fourmis, les coccinelles et les gendarmes.

C’est vraiment le côté merveilleux de l’hypersensibilité !

J’avais mis l’accent sur la pédagogie Montessori à la maison. Car elle est très sensorielle. T² étant très autonome, mon « job » était de réussir à le suivre et à lui proposer toujours en accord avec ses périodes sensibles (et pour suivre un petit zèbre, il faut être rapide, même petit !).

Hypersensibilté de l'enfant jusque 3 ans et pédagogie Montessori

Les sensations internes

Ca devient complexe quand il s’agit de ses sensations internes. Là, on ne sait pas. Heureusement qu’à 3 ans, il savait déjà bien expliquer. Mal au ventre, à la poitrine, aux oreilles, à l’orteil… Difficile pour nous de savoir ce qui est du ressort de la médecine ou si il s’agit d’une sensation ressentie trop fort qui le gêne. Alors on l’emmène souvent chez le médecin !

Il a été un bébé qui pleurait très souvent et donc, pour lequel il fallait faire vite. Trouver vite. Tout le temps. La plupart du temps il n’était ni question de couche, de faim, ni de fatigue. C’était de l’inconfort. Et trouver l’inconfort en question, c’était vraiment pas de la tarte !

Aujourd’hui il chouine très souvent. C’est presque toujours des questions d’inconfort (et ces fichus « cuit cuit » des robinets !!!!!!!!!!!!!!!)

L’empathie, ce super-pouvoir super-flippant

« Elle est toute triste la petite fille, elle veut son papa et sa maman »    T² à 20 mois.

Oh c’est trop mignon !

Et là ?

« T’es pas contente maman ?  »  il renverse son pot de compote en me regardant et dit « T’es en colère maman ?  »    T² 21 mois.

Là c’est trop flippant ! (sa tête n’a pas fait un tour à 360, mais j’y ai presque cru).

Le sommeil

Il a fait ses nuits à 2 ans et demi.

Vers 18 mois il se réveillait la nuit, inquiet parce que le soleil se couchait. Une fois, au parc, il a vu une petite fille tomber de son vélo. Il s’est longtemps réveillé la nuit pour nous dire qu’elle était tombée et qu’elle voulait son papa et sa maman.

C’est la psy de la crèche et sa pédiatre, à 18 mois,  qui m’ont expliqué qu’il était très en avance, qu’il était probablement précoce et que les angoisses nocturnes faisaient partie du package ! C’est à ce moment que j’ai découvert les bienfaits de l’homéopathie ! (Mais ça, c’est une autre histoire !).

Passé 2 ans, il jouait jusqu’à tard dans la nuit. Voir toute la nuit. Il allumait sa lampe, il jouait dans sa chambre et allait jouer aussi dans toute la maison. Il nous réveillait plusieurs fois par nuit. 3 – 4 fois. Une nuit, il m’a réveillée toutes les heures à partir de 1h du matin. On a donc cherché des astuces pour arrêter ses balades nocturnes ! J’ai beaucoup angoissé de le savoir libre dans la maison toute la nuit. J’ai mis des barrières, verrouillé la porte donnant au sous sol. Mais je n’étais jamais tranquille. Il est capable de tout !

L’hypersensibilité émotionnelle

Il chouine beaucoup, pleure beaucoup, pique des colères tous les jours, ne supporte aucune frustration. Encore moins quand les choses sont lentes, il laisse très vite tomber. Quand il est enthousiaste il est très très enthousiaste. Mais pour le moment, je ne fais pas vraiment la différence avec les autres enfants. Je le trouve plus en colère et plus dans l’expression des émotions mais comme globalement, je le laisse s’exprimer, je ne suis pas sûre qu’à cet age là, la différence soit criante.

Pour conclure

Je pourrais raconter des tas d’anecdotes sur l’hypersensibilité de T², mais de 0 à 3 ans c’est notable, certes, mais ce n’est pas le plus criant de son évolution de petit zèbre. Le plus parlant, c’est le développement psychomoteur. J’en ai même passé le CAP petite enfance, parce que je n’arrivais pas à suivre ! D’ailleurs, même avec un CAP et une connaissance théorique de l’évolution normale des enfants de cette tranche d’âge… J’étais dépassée ! Car il ne rentrait dans aucun cadre ! Les observations de sa pédiatre et de la psychologue de la crèche m’ont permis de mettre une lumière sur cette évolution en dehors des « cases ».

Mais ça, c’est un autre post !

100 idées pour accompagner les enfants à haut potentiel

100 idées pour accompagner les enfants à haut potentiel

Le livre de cette semaine « 100 idées pour accompagner les enfants à haut potentiel » de Dr Olivier Revol, Roberta Poulin, Doris Perrodin. 

C’est aussi le livre pour les prochaines semaines parce que ce sont « les vacances ». Donc les enfants sont à la maison et il va falloir sortir et nourrir le cerveau de mon petit T² sous peine de me faire aspirer par le trou noir de la charge mentale « petit zèbre » (c’est une charge mentale… Limite c’est LA charge mentale à lui tout seul !)

Une mine d’infos et d’idées très intéressantes que je recommande à tous les parents qui veulent éviter de se retrouver trop près du trou noir de la charge mentale « petit zèbre » !

Voici des idées que vous trouverez dans ce livre : lui apprendre à fournir des efforts et à persévérer, reconnaitre l’élève HP, l’aider à s’intégrer, introduire des adaptations pédagogiques en classe, l’aider à gérer ses devoirs et ses affaires scolaires…

A retrouver sur la Fnac !